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Esther Brassac -
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Livres à découvrir sur le chocolat
En 1851, lors de la première exposition universelle qui eut lieu à Londres, la France se fit remarquer en présentant sept chocolatiers qui, tous sans exception, furent médaillés. La France avait réussi à se hisser au premier rang des importateurs mondiaux pendant toute la première partie du XIXème siècle.
La qualité du chocolat français fit dire que "le meilleur des chocolats anglais ne pouvait être comparé au moins bon des chocolats français". Parmi tous ces chocolatiers, il en est un qui se distinguait, c’était le chocolat Menier.
Il fut un temps, dans les colonies espagnoles du Mexique, où les consommateurs de chocolat étaient accusés de pactiser avec le Diable et des prêtres furent excommuniés parce que les fidèles assistaient à la messe en buvant du chocolat ! Cette pratique était formellement prohibée par l’Église.
Si la consommation de chocolat fut considérée comme étant un péché mortel, quelques décennies plus tard, elle fut au contraire très recommandée pour l’amélioration de la santé. Cependant, les préjugés ne disparurent pas aussi facilement que cela puisque Madame de Sévigné le déconseilla fortement à Madame de Grignan, sous prétexte qu’attendant un heureux événement, elle ne risquait rien moins que la mort !
A cette époque, la fabrication du chocolat n’était pas très élaborée. On utilisait le chocolat pour améliorer la santé. En effet, il était recommandé pour se débarrasser des vers, lutter contre la constipation et il servait de remontant contre la fatigue. On le préconisait dans les cas de nerfs malades, dans les maladies digestives et dans les problèmes pulmonaires.
Hélas, le chocolat était une denrée encore rare et chère et cela entraîna des abus. Des gens sans scrupules fabriquèrent des produits à base de cacao auxquels ils ajoutaient des ingrédients qui n’étaient pas sans danger.
En 1770 fut fondée la Compagnie française de chocolats et thés Pelletier. Mais il fallut attendre 1776 pour que le roi Louis XVI accorde le droit de commercialiser le chocolat.
Dans la seconde moitié du XIXème siècle, on vit les chocolateries se multiplier non seulement en France mais aussi à l’étranger. La France, cependant, était lourdement pénalisée par les taxes qui frappaient le cacao et le sucre. Au début du XXème siècle, ce pays qui avait été le premier importateur de cacao, ne fut plus que le quatrième.
Le chocolat avait conquis le monde et il se déclinait sous forme de boissons et de desserts grâce à l’invention du chocolat en poudre. Le chocolat noir en tablette ainsi que le chocolat au lait furent lancés par la marque anglaise Cadbury. La première barre fourrée arriva sur le marché grâce à l’invention de l’Américain Forrest Mars. Il fallut attendre 1810 pour qu’un français invente une machine à broyer les fèves de cacao et rende possible leur réduction en une poudre très fine. Jusqu’ici, on se servait de meules en pierre ou en fer.
Ce serait les italiens qui, les premiers, auraient pris l’appellation de "chocolatiers". Ils vendaient leur chocolat sur les marchés en le proposant dans de grands chaudrons. Van Houten se fit connaître en 1828 en proposant une fine poudre séparée du beurre de cacao. Les Suisse se distinguèrent dans le métier de chocolatier et ils sont considérés comme les véritables inventeurs du chocolat.
Frédéric II de Prusse avait l’habitude de consommer son chocolat accompagné de moutarde et de poivre ! Il interdit l’importation de ce qu’il considérait comme un produit de luxe pour des raisons économiques.