Le chocolat a mauvaise réputation, puis bonne réputation, selon les époques et les articles. Entre les deux, il y a ce que les autorités européennes ont effectivement vérifié. Cette page s'en tient à ce qui est écrit dans les textes officiels et sur les étiquettes. Elle ne remplace pas l'avis d'un médecin ou d'un diététicien.
En Europe, un fabricant ne peut pas écrire n'importe quoi sur les bienfaits d'un aliment : chaque allégation de santé doit être évaluée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments, l'EFSA, puis autorisée par la Commission européenne.
Pour le cacao, une allégation a été autorisée par le règlement (UE) n° 851/2013. Son texte exact est le suivant : « Les flavanols de cacao aident à préserver l'élasticité des vaisseaux sanguins, ce qui contribue à une circulation sanguine normale. »
Les conditions sont strictes. Le consommateur doit être informé que l'effet bénéfique est obtenu par la consommation journalière de 200 mg de flavanols de cacao. Et l'allégation ne peut être utilisée que pour les boissons cacaotées contenant de la poudre de cacao, ou pour le chocolat noir, qui garantissent cette consommation journalière d'au moins 200 mg de flavanols.
Autrement dit, ce n'est pas « le chocolat » qui est reconnu bon pour la circulation, mais une dose précise d'un composé du cacao, que tous les chocolats ne fournissent pas. Une tablette qui ne garantit pas cette dose n'a pas le droit de s'en prévaloir.
Pour comparer deux chocolats sur le plan nutritionnel, le plus fiable reste l'étiquette : la liste des ingrédients et le tableau nutritionnel.
Le chocolat contient souvent du lait, du soja sous forme de lécithine, des fruits à coque ou des traces de fruits à coque. Pour une allergie, seule l'étiquette du produit que vous avez en main fait foi. Les fiches produit en ligne se trompent : dans notre relevé des calendriers de l'Avent, le champ allergènes d'un calendrier Lindt annonçait du céleri et celui d'un calendrier KitKat du poisson, alors que leurs listes d'ingrédients n'en parlaient pas.
Nous ne dirons pas que le chocolat fait maigrir, qu'il remplace un médicament, qu'il protège du cœur ou qu'il est dangereux en petite quantité. Aucune de ces affirmations ne figure parmi les allégations autorisées par l'Union européenne. Pour le diabète, un régime ou une allergie, votre médecin ou votre pharmacien est le bon interlocuteur.
Sources : règlement (UE) n° 851/2013 de la Commission du 3 septembre 2013 autorisant certaines allégations de santé, lu sur EUR-Lex le 26 septembre 2026 ; directive 2000/36/CE relative aux produits de cacao et de chocolat ; relevé Chocolat Délice des calendriers de l'Avent du 26 septembre 2026.